Offrir un espace tolérant aux essais et aux erreurs ou même à une rechute de ses membres fait partie de la nature même d’un groupe d’entraide, mais les membres du RHQ ont la chance d’y parvenir dans un groupe où les membres ne sont pas liés par une problématique commune et peuvent donc utiliser les forces du groupe à leur guise sans devoir se conformer à des objectifs de résilience communs.

 

Les membres du Réseau Hommes Québec mentionnent de nombreuses occasions où leurs rencontres de groupe leur ont permis d’expérimenter de nouveaux comportements et ainsi de se rapprocher des modèles d’homme qu’ils aspirent à devenir et ce, qu’ils poursuivent ou non une démarche thérapeutique. Lors d’un sondage qualitatif au sein du RHQ en 2013, un membre résumait son expérience ainsi: «Expérimenter dans les groupes différentes approches de communication que je peux transposer dans ma vie courante, une forme de laboratoire ouvert sans jugement et accueillant.» Et les recherches plus élaborées à travers les groupes démontrent que cette image et cette manière d’envisager les groupes est loin d’être singulière.

«Au sein du RHQ, le groupe permet aussi aux participants de développer leur confiance en soi, surtout en raison de l’appui chaleureux et du respect offerts par les autres membres. Dans ce contexte, le groupe représente en effet un lieu sécuritaire où les hommes peuvent s’exprimer sans avoir peur d’être jugés. Les membres peuvent aussi y prendre des risques qu’ils n’auraient pas pu prendre à l’extérieur du groupe, par exemple, expérimenter de nouvelles façons de sentir, d’agir et d’être masculins. Le groupe constitue donc pour eux un lieu d’exploration, un laboratoire.» (Bizot, 2011, https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/5504/Dominique_Bizot_these_2011.pdf)