Nous formons des groupes d’hommes, partout aux Québec, prêts à discuter, en toute intimité ou en groupes ouverts de leurs défis quotidiens, des deuils qu’ils ont surmontés, de leur regard sur la transformation des rôles traditionnels, du bien-être et de l’expression de soi au masculin et bien d’autres choses encore… 

Nous pouvons partager avec vous notre expérience

Communiquer avec Éric Trudel
Agent de communication
Cellulaire: 418-930-7423
Courriel: etrudel rhquebec.ca
(mettre le @ après etrudel, afin d’éviter le spam)

D’une expertise de plus de 20 ans, dans le domaine des groupes d’entraide

Au Québec, il existe d’autres regroupements, souvent sous forme de groupes de soutien dirigés par un intervenant, qui explorent des problématiques spécifiques (la violence, la dépendance, le suicide), mais le fait de rassembler des hommes libres de choisir les thèmes de discussion sans s’identifier à une démarche préétablie demeure inusité. Le mode de communication principalement basé sur les échanges et les récits de vie permet de dépasser les conventions et les discussions reposant sur des opinions préétablies.

D’une observation continue de parcours et de réflexions d’hommes aux réalités variées

Bien que la majorité des groupes d’hommes soient formés depuis moins de 2 ans, près de 40% d’entre eux évoluent ensemble depuis plus longtemps. Ils ont également des profils sociaux variés et bien répartis entre les hommes vivant actuellement en couple (55,2%) et ceux qui vivent seuls ou en famille monoparentale. La plupart d’entre eux ont également connu l’expérience de la paternité.

D’un regard inusité sur les réseaux communautaires nationaux et régionaux à partir d’une perspective d’entraide

La démarche du Réseau Hommes Québec est reconnue dans le domaine de la santé et du bien-être des hommes, ce qui l’amène à représenter leurs besoins dans diverses tables de concertation. Par des rencontres en collaboration avec des groupes comme Cap-Santé Outaouais, le Regroupement pour la santé et le bien-être des hommes (RPSBEH), le réseau des Maisons Oxygène ou le Regroupement des organismes pour hommes de l’île de Montréal (ROHIM), le RHQ suscite la mobilisation des organismes et prend le pouls des réalités locales.

Alimentée par des activités régionales et nationales, concernant la santé et le bien-être des hommes

Les hommenews-reporting-crew-490680_1920s du Réseau peuvent choisir les sujets de conversation qui les intéressent, en fonction de leur réalité locale mais ils se concernent aussi insuffler du dynamisme à leur région et les sensibiliser aux réalité concernant les hommes, que ce soit la Fête des père, la Journée internationale des hommes ou le movembrer. Ils organisent aussi leur propres activités annuelles provinciales qui leur permettent d’approfondir quelques sujets de l’heure reliés à l’identité masculine.

 

Ce que le Réseau Hommes Québec offre aux médias

Des rencontres avec individus ou des groupes composés de 3 à 8 hommes

Nos groupes d’entraide réunissent de 4 à 8 hommes, qui discutent ensemble deux fois par mois ou qui organisent des ateliers de discussion auxquels d’autres hommes peuvent participer.

Une réflexion sur la condition masculine 

Même si les rôles sexuels et identitaires ont beaucoup évolué au cours des dernières décennies, les hommes qui fréquentent les groupes continuent de nommer leur désir de se rencontrer et de se reconnaître entre hommes parmi les motivations premières à se joindre à nos groupes:

«Leur motivation à rejoindre le groupe se rattache à la volonté qu’ils ont eue de redonner un sens à leur vie, de combler un vide créé par une perte ou au besoin d’opérer des changements dans leur condition masculine. […] Ils cherchaient un endroit où ils pourraient parler de leur vie d’homme et en rencontrer d’autres qui vivent la même chose qu’eux.» (Bizot 2011)

 

Des échanges avec des hommes articulés et en mesure d’exprimer des points de vue variés

Bien que des hommes de toutes les classes sociales et de tous les niveaux de scolarité se joignent à nos groupes, une part importante d’entre eux (37%) ont complété un premier cycle universitaire. Les hommes s’y retrouvent parce qu’ils ont envie de discuter et sont encadrés. Les hommes du RHQ se donnent des règles afin de s’assurer que chacun puisse exprimer son point de vue à tour de rôle tout en respectant celui des autres. Ce qui donne accès à des points de vue plus diversifiés.

L’accès à des perspectives bien documentées d’hommes de toutes les régions, tant rurales qu’urbaines

Dans plusieurs domaines de recherche, la connaissance concernant les problématiques rencontrées concerne majoritairement les populations urbaines; pourtant, une minorité de travaux et d’articles ont su faire ressortir que les hommes hors des grandes zones urbaines (Roy, Tremblay 2012) vivent des problématiques qui leur sont propres et qui dépassent, et de loin, le seul profil des populations agricoles. Nos groupes d’hommes, quant à eux, discutent ensemble leurs expériences, de ce qu’ils vivent à Montréal, à Québec, mais aussi dans plusieurs municipalités du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Mauricie, de l’Outaouais, des Laurentides, de Chibougamau et de la Baie-James et du Nord-du-Québec. Des recherches universitaires concernant le portrait et les facteurs d’adaptation des hommes du Nord-du-Québec, menées par des chercheurs de l’Université du Québec à Chibougamau sur la santé des hommes ou l’identité masculine, ont directement pris les groupes du Réseau Hommes Québec comme sujet d’étude.

Pour en savoir plus:

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Pour connaître se qui se dit sur le Réseau hommes Québec dans d’autres médias, consultez aussi la page de nos publications

Comment vont les hommes?

 

 Ce qu’en disent les statistiquesread-newspaper-277060

Selon Statistique Canada concernant:

Selon l’Institut de la statistique du Québec concernant:

Saviez-vous que:

Un taux de près de 80% de suicide masculin

Lorsque les hommes envisagent la possibilité de se suicider, ils cherchent davantage à régler leur problème seuls et manifestent plus de honte au moment de demander de l’aide (Houle, 2005). Une attitude lourde en conséquence puisqu’à plusieurs reprises, au cours des deux dernières décennies, le nombre de suicide annuel s’est toujours maintenu entre 1100 et 1500 suicides par an. Les dernière données statistiques québécoise (Tessier, Gamache 2015) indiquent aussi que les hommes ont constitué 78% de ces cas de mortalité par suicide, ce qui en fait d’ailleurs la première cause de mortalité des hommes québécois de de 20 à 39 ans (St-Laurent et Gagné, 2009).

Une problématique de consommation 2,6 fois plus fréquente chez les hommes

Les hommes utilisent plus souvent la consommation d’alcool que les femmes afin de parvenir à gérer leur stress Bordeleau et coll. (2010).  Les Canadiens en consomment 2,7 fois plus que les Canadiennes en 2012. Ils maintenaient aussi leur taux de consommation 2,6 fois plus élevé que les femmes si on prend en considérations tous les types de drogues.

Les hommes sont deux fois plus nombreux à se tourner vers l’urgence lorsqu’ils ont besoin de soins de santé

Seulement environ la moitié des hommes ont un médecin de famille (54,8%), alors que près du deux tiers des femmes (72.7%) bénéficient de ce service. Lorsqu’un problème de santé se fait sentir, 17,2% des hommes auront alors recours à l’urgence, alors que seulement 8.6% des femme se retrouvent contrainte à y faire appel (Lajeunesse et coll., 2013)

Mais aussi

  • Les hommes se confient difficilement aux professionnels de la de santé et des services sociaux

De manière générale, nombreuses sont les études recensées qui confirment que les hommes préfèrent régler leurs problèmes seuls et réagir à leur difficulté en démontrant leur aptitude à maintenir leur autonomie, qu’il s’agisse de question de santé (Roy, Tremblay et coll. 2014) ou de questions professionnelles (Dupéré et coll., 2011) parce qu’ils considèrent que c’est ce que l’on attend d’eux. Dans le cas des ressources en santé, il leur est d’autant plus difficile de le faire qu’ils ne se reconnaissent que rarement dans les messages de santé qui s’adressent à eux, les trouvant trop simplistes et stéréotypés et se sentent mal à l’aise dans le rapport inégalitaire que leur proposent les services professionnels (Bizot et coll. 2013). Lorsqu’ils sont confrontés à un problème de santé, ils seraient davantage portés que les femmes à s’automédicamenter et à chercher de l’aide du côté de leurs proches surtout leur conjointe (Roy, Tremblay et coll. 2014).

 

  • Leur réticence à se dévoiler à leur entourage a des conséquences bien documentées

Les hommes préfèrent aussi éviter de parler de leur vie familiale avec leurs parents et les autres membres de leur entourage pour ne se confier qu’à leur conjointe à propos de leur paternité (Quéniart, Imbault 2003). De même, pour ce qui concerne leur santé, la conjointe est souvent celle qui joue le rôle d’intermédiaire (Bizot et coll. 2013), ce qui laisse les hommes d’autant plus au dépourvu lorsqu’ils sont célibataires ou que la cause de la souffrance est la rupture elle-même (Genest‐Dufault, S. 2013). Il leur est d’autant plus difficile de se confier hors de la vie de couple que les hommes ont généralement peu d’amis et, lorsqu’ils en ont, ont davantage tendance à s’en tenir avec eux à des liens de camaraderie que d’amitié profonde. Pourtant, ceux qui parviennent le moins à trouver des confidents autour d’eux sont aussi ceux qui disent avoir le plus de difficulté à affronter les épreuves de leur vie (Roy, Tremblay et coll. 2012).

Et pourtant

  • La réalité des hommes change vite

Les hommes disent ne pas toujours de reconnaître dans les modèles de virilité qu’ils ont reçus de leurs parents, et expriment ouvertement leur besoin d’autonomie (Roy, Tremblay et coll. 2012) concernant leurs choix à propos de la santé physique et mentale (Roy, De Koninck et coll. 2012), mais aussi en ce qui concerne le modèle de paternité qu’ils adoptent et l’exemple qu’ils veulent léguer à leurs enfants:

«Les rôles ne semblent pas préétablis, les obligeant donc à construire eux-mêmes leur identité de père – et de mères. À cet égard, les représentations de ce qu’est un père ou une mère semblent effectivement en train de changer. Les jeunes pères s’attribuent un rôle à multiples facettes, se traduisant dans des pratiques parentales axées sur la complémentarité et le partage des tâches pour la plupart.»  (Quéniart 2003)

 

  • Ils se préoccupent de leur santé plus que l’on ne le pense

Une étude récente (Bizot et coll. 2013) démontre que 64,7% des hommes, soit le 2/3 d’entre eux, manifestent des efforts continus pour maintenir ou améliorer leur santé physique, notamment par le sport et la nutrition.

 

  • Et tiennent à maintenir une bonne santé mentale

Même si les hommes sont moins portés à faire appel aux services de santé conventionnels, ils demeurent soucieux de leur santé mentale, d’après les résultats recueillis par Roy, B., De Koninck, M., Clément, M. & Couto, É. (2012) :

 «Bien que certains des hommes rencontrés aient vécu des traumatismes, des interventions d’ordre médical ou souffrent de maladies chroniques, leur discours montre qu’ils accordent plus d’importance à la santé mentale qu’à la santé physique.»sondage 2013

En fait, plus de la moitié (56.9%) des hommes reconnaissent l’importance du bien-être psychologique pour parvenir à une bonne santé globale (Bizot, 2013) https://www.perceptions.svs.ulaval.ca/la-sante-des-hommes-les-connaitre-pour-mieux-intervenir.  Mais les hommes ne se soucient pas toujours de leur santé mentale que pour eux-même et c’est souvent en leur faisant prendre conscience de l’impact de leur équilibre émotionnel sur leurs comportements envers leurs proches (Bizot, Dessureault, Pelletier 2013) que les intervenants parviennent le mieux à leur faire accepter l’aide qui les est proposé.

 

  • Les hommes québécois qui fréquentent des groupes d’entraide disent y trouver des moyens de réduire leur stress et des réponses concrètes à plusieurs problématiques

Les hommes qui décident de passer par des groupes d’entraide pour développer leur réseau de relations disent aussi y trouver des moyens de mieux gérer leurs émotions, d’exprimer ce qu’ils veulent dire dans des termes qui leur conviennent et d’en arriver à une image plus satisfaisante d’eux-mêmes (Babin, 2008). Ils se disent également plus satisfaits de la manière dont ils s’expriment maintenant avec leurs proches. Avec le soutien de leur réseau, ils se reconnaissent dans l’expérience des autres (Lindsay et coll., 2006) et en viennent à prendre davantage soin de leur santé:

«Pratiquement tous les témoignages indiquent qu’il y a eu de nombreux changements comportementaux chez les répondants. Aussi, en lien avec leur participation au Réseau, la découverte de leur capacité tantôt à exprimer leurs émotions, tantôt à exprimer leur affection envers d’autres hommes, leur vision différente de la demande d’aide, la place qu’ils font à leur famille comparativement à celle laissée à leur travail, le développement de nouvelles compétences relationnelles, sociales et communicationnelles ou encore, la manière plus harmonieuse d’être en relation avec soi-même font partie de ce qui change le style de vie des hommes interrogés.» (Bizot 2011)sondage 2013